Création graphique

  1. L'infographiste
  2. Création graphique et mise en page
  3. Mise en page pour l'imprimerie
  4. Mise en page pour le web
  5. L'atout du graphiste, un professionnel de la communication
  6. La politique d'Alsagraph en matière de mise en page
  7. Etapes de réalisation d'un document et participation
  8. Les conseils au créateur d'entreprise
  9. Qualité technique du fichier informatique
  10. Vecteur ou pixel
  11. Marges et repères d'impression
  12. Montage des documents complexes
  13. Colorimétrie
  14. Résolution
  15. Le Bon à Tirer
  16. Amalgame et imposition

1. L'infographiste

Il est le metteur en page qui prépare et réalise des supports de communication visuelle (dessins, graphismes, illustrations, montages). Ce métier combine l'art du graphisme à l'utilisation de l'outil informatique et des logiciels adaptés. Il assemble et met en page des médias (images + textes) sur écran d'ordinateur à partir d'une maquette, soit pour l'édition et l'imprimerie (brochures, dépliants, plaquettes, catalogues..) soit pour la publication en réseaux (pages web, documents électroniques).

Vous trouverez ici, quelques éléments pour vous aider à mieux vous y retrouver dans le langage complexe des professionnels des arts graphiques, ainsi que quelques pistes pour éviter les pièges dans la conception graphique de vos outils.

2. Création graphique et mise en page

Dans ce site, le terme de création graphique est essentiellement employé pour la conception de logo, de charte graphique et de pictogrammes, il s'agit en fait d'une maquette entièrement imaginée et construite par nos soins et unique… La création est réalisée pour vous, sur votre demande, c'est une prestation entièrement sur-mesure. La création graphique peut également concerné d'autres éléments tels qu'une affiche par exemple, mais elle se distingue par le résultat d'une recherche et d'un travail approfondi.

La mise en page quant à elle est une « amélioration » visuelle d'un document rédigé par le client. Selon le cas, il peut s'agir d'une simple transformation d'un fichier Word et d'image Jpeg en un fichier exploitable en imprimerie, jusqu'au travail de mise en valeur du message diffusé avec une recherche de police de caractère adaptée, une recherche d'illustrations, de schémas, de couleurs, de formes en accord avec la charte graphique existante et dans l'esprit de l'entreprise ou de la structure cliente.

La mise en page place le « contenu informationnel » dans un espace (feuilles de papier, pages web …). Elle vise à représenter le contenu (textes, images, animations…) de manière hiérarchique et harmonieuse (équilibre des zones, des couleurs et des espaces, contrastes), afin de faciliter une lecture efficace du message transmis.

3. Mise en page pour l'imprimerie

Pour la mise en page d'un texte, dans un document « print », on définit d'abord le type de document, puis on crée une maquette en fonction du format choisi. On place ensuite des repères horizontaux et verticaux qui serviront à aligner et à placer les blocs de texte ou les images. D'autres blocs que ceux définis par le gabarit peuvent évidemment être choisis pour le texte, et les illustrations peuvent venir soit à l'arrière du texte (un effet de filigrane doit être appliqué afin de garder un niveau de contraste permettant une lecture facile du texte), soit entre deux lignes de texte (en espaçant ces lignes d'une hauteur équivalente à la hauteur de l'image), soit en habillage rapproché : le texte épouse avec un certain espacement les bordures latérales de l'image.

4. Mise en page pour le web

Le modèle de présentation est un template. Généralement, on sépare le contenu de la mise en page, réalisée à part sur des feuilles de style. Le contenu en (X)HTML est lié à des feuilles de style.

5. Le graphiste, un professionnel de la communication

La communication ne s'improvise pas, aussi, penser que faire appel à un graphiste est pour vous une charge superflu est une grave erreur, cependant, nous verrons dans le paragraphe suivant notre position à ce sujet. Le graphiste professionnelle met à votre service ses connaissances au niveau technique pour vous assurer une réalisation conforme à vos attentes au niveau efficacité de l'information, au niveau exploitation du fichier créé par l'imprimeur et enfin au niveau graphisme artistique. Là se trouve donc toute la difficulté s'il en est une, de trouver le graphiste gardant à l'esprit ces trois paramètres élémentaires.

6. La politique d'Alsagraph en matière de mise en page

Aujourd'hui, les techniques évoluent et les logiciels libres deviennent de plus en plus accessibles, véhiculant la fausse idée que toute un chacun peut arriver seul à la réalisation d'une maquette professionnelle… Attention à cette fausse idée, il est vrai qu'il devient plus facile de participer à la conception de votre maquette mais en collaboration avec votre graphiste.

7. Etapes de réalisation d'un document et participation

La préparation, passe par les phases de réflexion sur le produit, l'écriture de son contenu, le rassemblement des matériaux illustratifs (photographies, dessins, graphes, etc.), puis sur l'ébauche de ce que devrait être le produit fini. Cette ébauche se fait maintenant de plus en plus directement sur ordinateur. Ce travail d'amont est en général effectué par le client, il lui permet notamment de définir son projet.

La ou les maquettes sont réalisées. Il s'agit d'une ou plusieurs versions de mise en pages avec les matériaux fournis (textes, images...)

La composition consiste a mettre en forme un texte ou une page de texte afin d'être exploitable pour l'impression. De plus en plus souvent, le texte est fourni par le client qui s'est chargé de la taper sur un logiciel de traitement de texte. Si ce n'est pas encore fait, il est saisi à ce stade ou dans certains cas récupéré d'un document déjà imprimé à l'aide d'un scanner et d'un logiciel de reconnaissance optique de caractères (OCR).

La mise en page consiste à réunir et assembler tous les éléments (textes, images, illustrations, fonds de couleurs) qui constituent la page finalisée. C'est le travail de la publication assistée par ordinateur (PAO). Il s'inspire de la maquette fournie pour faire la mise en page et suit sur son écran d'ordinateur le chemin de fer qui définit les pages et les emplacements des rubriques, textes, images...

Alsagraph attache une attention toute particulière à vous impliquer dans la conception graphique de votre maquette, de sorte que vous restiez au centre de la réflexion, évitant ainsi toute perte de temps quant à une dérive vers une direction hors sujet, et par là même une économie en terme de coût.

1. Vous fournissez une maquette succincte, les textes en Word et les éléments annexes en Jpeg, en nous précisant si vous souhaitez un optimisation graphique ou une mise en page respectant strictement votre maquette.
2. Nous étudions votre projet et reprenons les différents éléments dans un logiciel professionnel compatible avec ou sans optimisation graphique.
3. Nous vérifions la qualité et comptabilité des éléments annexes, images notamment.
4. Nous vous transmettons par e-mail la maquette retravaillée et vous nous faites parts de vos remarques et des modifications souhaitées.
5. Nous effectuons les modifications nécessaires et vous retournons une seconde version et ainsi de suite jusqu'à la maquette définitive.
6. Vous validez le Bon à Tirer (maquette définitive) par e-mail et le fichier est ensuite imprimé.

Nous vous proposons, pour chaque projet, en fonction de vos besoins et de vos moyens, la solution qui vous convienne. Si vous avez largement avancé sur la rédaction de votre document, si vous savez exactement ce que vous souhaitez, nous n'avons qu'un rôle de contrôle et éventuellement de mise en comptabilité, si au contraire vous n'avez pas le temps de vous pencher en détail sur votre maquette, il suffit de nous transmettre le contenu et vos objectifs et nous nous occupons du reste…

8. Les conseils au créateur d'entreprise

La communication est un élément primordial dans votre lancement, puis dans votre développement, ne négligez pas cette étape. Il existe cependant aujourd'hui des techniques adaptées à vos besoins, sans pour autant disposer d'un budget communication de multinationale. Avant toute chose, et avant de vous décidez, prenez soins de comparer des offres identiques entre vos différents prestataires, les options sont nombreuses dans notre domaine et si à première vu il peut s'agir du même produit, il existe d'importantes disparités, tant au niveau de la qualité réelle de l'imprimé qu'au niveau du service de suivi et de contrôle qui l'accompagne.

9. Qualité technique du fichier informatique

Tout document imprimé est d'abord élaboré par ordinateur durant la phase de mise en page. A ce stade déjà, le graphiste doit prendre en compte différents paramètres qui auront leur importance lors de l'impression finale des documents.

10. Vecteur ou pixel

Une maquette est toujours réalisée en vue d'une utilisation précise, par exemple, la mise en page d'un tract publicitaire n'est pas la même que celle d'une affiche 4mx3m. D'une part le document ne sera pas « lu » de la même façon, et d'autre part, lors de l'impression, la qualité du fichier devra être d'autant plus importante ( et aussi d'autant plus lourde) que la taille du visuelle est grande, à l'inverse il y a également un seuil maximum au dessus duquel une image de qualité supérieure est inutile et ne fait qu'alourdir inutilement le fichier. Pour les documents classique, ont admet qu'une image doit avoir à sa taille réelle dans le document une définition de 300dpi. Cette remarque vaut pour tous les éléments « image », c'est-à-dire les éléments constitués de pixels (format Jpeg), pour les textes, certains logos, les formes, les lignes, ont utilise des vecteurs, ce qui à l'avantage de ne jamais perdre en qualité quelque soit la taille des impressions.

11. Marges et repères d'impression

Un imprimeur, un reprographe, un sérigraphe, quelque soit la technique utilisée impose le respect de normes techniques quand à la mise en page du fichier.

Si votre document comporte un fond (image ou couleur imprimé jusqu'au bord du document) il faut toujours une marge de débord qui varie selon votre imprimeur. Pour une carte de visite, on compte 3mm de chaque côté. L'image de fond doit donc avoir une taille plus grande que celle de votre document.

Le texte de votre document ne doit pas être trop prêt du bord de coupe (3mm pour une carte de visite)

Il faut insérer des traits de coupe, parfois des hirondelles pour le calage des films en machine et pour la coupe au massicot des documents, en effet, un imprimeur ne travaille pas sur des feuilles A4 mais sur des grandes feuilles ce qui explique le recours à l'amalgame lorsque c'est possible pour baisser les coûts.

12. Montage des documents complexes

Les documents complexes comportent une impression recto-verso avec un visuel continu ou au moins un pliage, comme un dépliant, une chemise à rabats, une brochure… Ces documents exigent une réflexion particulière pour éviter toute erreur. Pour vérifier un montage il existe plusieurs techniques :

La maquette à découper, à plier puis déplier pour situer les différentes parties sur la feuille, une solution qui peut paraître plus que ludique, mais ça marche…

Pour les visuels en continus, on utilise la technique du miroir qui consiste à répéter le motif à l'envers au dessus de la face recto, un comme si on réalisait le document terminé mais sans le papier, ou sur un papier calque.

Pour les documents comportant un ou plusieurs plis, il faut les placer sur la maquette et tenir compte de l'épaisseur du ou des pli(s) et des différents volets pour permettre le pliage. Par exemple un dépliant «3 volets » avec plis roulés ne comporte pas 3 volets identiques, le dernier est toujours plus petit. Attention, il ne faut pas oublié de retirer les repères de plis sur la maquette finale !

Les brochures avec piqûre à cheval nécessitent la réalisation d'un « chemin de fer » c'est-à-dire un plan de montage. Lors de l'impression, on imprime sur chaque feuille 4 pages, 2 au recto et 2 au verso, en fonction du nombre de page, les numéros ne se suivent pas forcement…

13. Colorimétrie

Il existe différentes normes, pour simplifier, il faut connaître :

CMJN, cyan, magenta, jaune, noir : il s'agit du mode utilisé pour l'impression de tout les documents papier en mode quadri, 4 couleurs, les trois premières sont des couleurs primaires et le noir permet de soutien. Le noir est en effet impossible à avoir en pratique avec un mélange des 3 primaires. Seul les images et éléments en mode CMJN sur un écran calibré (Attention, le calibrage des écrans nécessite un matériel spécifique et les écrans plats sont encore plus difficiles à calibrer) seront imprimés à l'identique en OFFSET (et non sur votre imprimante de bureau). Attention, la quadrichromie est incapable de reproduire par mélanges toutes les autres couleurs (surtout les oranges et les violets !)

RVB rouge, vert, bleu et le mode utilisé pour les documents destinés à une utilisation Internet ou ordinateur uniquement. Ces couleurs sont beaucoup plus vives mais elles sont impossibles à imprimer, au risque de voir des couleurs complètements différentes.

Les Pentones, se sont les seules couleurs pouvant être reproduites à 100% sans modifications. Il s'agit d'un système normé, dans lequel les couleurs sont réalisées par un mélange physique de couleur, c'est-à-dire que les encres sont mélangées par le pressier avant d'imprimer. Le système Pantone compte les couleurs primaires suivantes : noir primaire, blanc transparent, jaune primaire, rouge chaud, rouge rubis, magenta , pourpre , bleu réflexe, sorte de bleu indigo très pur, bleu primaire, plus soutenu que le cyan , vert , rouge pur, orange pur, jaune soutenu, violet . Le nuancier Pantone donne les proportions de chacune des teintes de base, plus tard, on y ajoutera des teintes fluorescentes.

Afin de se prémunir de toute erreur, lors de l'impression d'importantes séries d'imprimés, il est parfois possible de demander une épreuve calibrée pour valider les couleurs. Cette épreuve a un coût et elle retarde l'impression des documents. Nous la conseillons lorsqu'il s'agit de séries importantes.

Définition de l'image et appareil photo numérique
Une image a deux caractéristiques : la définition : nombre de points total de l'image et la résolution : nombre de points sur un côté d'une surface.

Exemple de définitions pour un appareil photo numérique :
1 mégapixel : photo de qualité moyenne allant jusque 10*15 cm
2 mégapixels : photo de qualité moyenne allant jusque 15*18 cm
3 mégapixels : photo de taille allant jusque 20*30 cm
4 mégapixels : photo de taille allant jusque 30*40 cm
5 mégapixels : photo de taille allant jusque 40*50 cm


14. Résolution

Pour le web, la résolution la plus courante est de 72 dpi pour s'ouvrir rapidement.
Dans l'impression, la résolution demandée est de 1.5 à 2 fois plus grande que la linéature de trame.

Ex : si linéature = 150 alors 225 DPI est demandé
3 Mégapixels -> (2048*1536) points sur (6*4.5)cm donne une résolution de 800dpi
3 Mégapixels -> (2048*1536) points sur (60*45)cm donne une résolution de 80dpi

15. Le Bon à Tirer

A la fin du travail de photogravure ou de PAO, lorsque la page complète est assemblée, les images et les textes mis en place et les couleurs ajustées, un contrôle est effectué au moyen d'une épreuve sur papier ou, plus couramment d'un fichier Pdf, d'abord dans un but interne pour vérifier le travail accompli et pour soumettre également celui-ci à l'approbation du client. Celui-ci peut alors demander des corrections ou des modifications et une nouvelle épreuve devra lui être soumise.

Lorsque le client est satisfait et accepte le résultat, il valide cette épreuve qui devient le bon à tirer ( BAT ) Il s'agit de la dernière version de la maquette, celle qui servira à l'impression. Alsagraph vous propose de valider l'épreuve par e-mail, vous recevrez une maquette finale au format Pdf, prenez soins de vérifier chaque éléments, de relire et de faire relire les textes et de vérifier les numéros de téléphone et adresse. Une fois validé, le BAT est le document de référence en cas d'erreur, si les impressions ne sont pas conformes au BAT, c'est l'imprimeur qui en prend la charge, à l'inverse, si le BAT est conforme, c'est le client qui a la charge de l'erreur.

Les tailles standard En Europe, les formats courants sont les suivants :

A0 : 80 x 120 cm
A1 :60 x 80 cm
A2 : 42 X 60 cm
A3 : 29,7 x 42 cm
A4 : 21 x 29,7 cm
A5 : 14,8 x 21 cm
DL : 21 x 10 cm
A6 : 7 x 14,8 cm
CB : 8,5 x 5,4 cm  

Page et feuille, un peu de vocabulaire à ne pas confondre
Pour bien s'entendre, il est important d'utiliser le même vocabulaire...

Une page est une face de document, on numérote les pages d'un livre..., tandis qu'une feuille est le support physique, avec deux faces, une feuille peut dons être imprimé recto (1 côté) ou recto/verso (2 cotés) et donc comporter plusieurs pages . Dans le cas d'un document complexe, comme une brochure par exemple, on imprime 4 pages sur chaque feuille, deux recto et deux verso avec un pliage au milieu.

Quand on travaille sur la mise en page, on réalise la maquette document ouvert (sauf pour la brochure), par exemple, une maquette pour un dépliant A4 ouvert se compose de deux pages A4, chacune composée de 3 parties correspondantes aux 3 volets du document. Dans le cas d'une maquette pour une brochure, on réalise la maquette page par page.

16. Amalgame et imposition

Lorsque l'imprimeur reçoit les fichiers numériques de différents documents imprimés sur le même support, il réalise lorsque c'est possible un amalgame, c'est à dire qu'il optimise la taille des feuilles de papier et place tout les éléments des différentes commandes les uns à côté des autres. C'est grâce à cette opération que certains prix peuvent être considérablement réduit. L'imposition est justement l'opération qui consiste à réaliser se puzzle en tenant compte des débords, des marges de coupe, des facilités pour la coupe des différents éléments.

L'imposition est également l'opération d'assemblage des différentes pages d'un livret. Cette disposition est particulière en fonction du format, du nombre de pages, du pliage et du façonnage. Souvent l'imprimeur réalise une épreuve de contrôle afin de s'assurer de la bonne séquence des pages et du pliage correct. L'imposition peut également se contrôler à l'aide d'un polichinelle : petit papier au format A4 plié autant de fois qu'il y a de poses dans le cahier, comme un petit livret dont les pages sont numérotées. Une fois déplié, le polichinelle donnera le plan d'imposition.